Un spectacle époustouflant : près de 20 000 éoliennes offshore parsèmeront la mer du Nord d’ici 2050
July 10, 2026

Située sur le littoral et regardant vers l’ouest en 2050, la mer du Nord sera très différente de ce qu’elle est aujourd’hui. Une nouvelle étude prévoit que la mer deviendra une véritable « super centrale électrique », avec 19 400 éoliennes offshore s'élevant au-dessus des vagues, leurs pales tournantes fournissant un flux constant d'énergie propre aux sept pays bordant le bassin.

Dirigé par l'Université Heriot-Watt en collaboration avec l'Université de Hull et l'Université de St Andrews, le rapport figure à ce jour parmi les évaluations les plus complètes du développement éolien offshore en mer du Nord. L’étude conclut que si les sept pays côtiers – les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Norvège et la France – honorent tous leurs engagements énergétiques existants, les parcs éoliens offshore occuperont 11 % de la superficie totale de la mer du Nord, abritant environ 19 400 éoliennes d’ici 2050.

Les projections montrent que le Royaume-Uni sera en tête de la mer du Nord avec environ 4 200 turbines opérationnelles d’ici 2030, suivi de l’Allemagne avec 2 700 et des Pays-Bas en troisième position avec 1 700 unités.

Ce classement restera inchangé jusqu’en 2050. D’ici le milieu du siècle, le parc de turbines du Royaume-Uni devrait encore s’étendre pour atteindre environ 6 300, l’Allemagne atteindra 4 300 et les Pays-Bas dépasseront 4 200 turbines.

Alors que le Royaume-Uni et l’Allemagne dominent en nombre absolu d’installations, les Pays-Bas revendiquent la plus forte intensité de développement maritime. L'étude estime que les parcs éoliens couvriront jusqu'à 19 % de la zone économique exclusive néerlandaise de la mer du Nord d'ici 2050, contre 18 % pour la Belgique, 15 % pour le Danemark et 14 % pour l'Allemagne. En revanche, la densité de développement est bien plus faible au Royaume-Uni, en Norvège et en France, où les installations éoliennes n'occupent que 9 %, 8 % et 7 % de leurs eaux respectives de la mer du Nord.

Les scientifiques ont néanmoins souligné que les résultats représentent une projection de scénario basée sur les données actuelles de l’industrie et les ambitions énergétiques nationales, plutôt qu’une prévision exacte de l’emplacement physique des parcs éoliens en 2050. Néanmoins, la recherche dessine de manière vivante un grand projet ambitieux pour la transition énergétique de la mer du Nord.
 

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